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Histoires de cyclecaristes : la cale

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Toute la matinée, le pilote de ce Brescia avait cherché une cale de roue. Personne n'avait les outils nécessaires pour en tailler une dans un morceau de bois. Mais la solidarité cyclecariste ne connaît pas de limite. A l'arrêt déjeuner, un comité technique s'est penché sur le problème et a trouvé la solution, rudimentaire mais efficace. L'histoire ne dit pas si la cale a trouvé sa place dans l'auto. 

 

Cale

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Histoires de cyclecaristes : la vidange

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Cette histoire-là est un peu connue, mais elle n'a pas été racontée depuis longtemps.

Quelque part en Aquitaine, à la fin des années 50, un jeune homme guettait chaque jour le passage d'une Amilcar bleue. Elle appartenait au facteur du village, et il la guettait car il la convoitait. Approché, le facteur avait répondu qu'elle n'était pas à vendre, mais que le jour où elle le serait, le jeune homme en serait le premier informé.

Ce jour est arrivé. Avec quelques économies, le facteur avait pu s'acheter une Aronde. Il n'avait pas voulu se débarrasser tout de suite de l'Amilcar, l'avait encore gardée quelques années, puis, tenant sa promesse, avait fini par aller trouver le jeune homme, et donc lui vendre l'auto.

Les premiers kilomètres du nouveau propriétaire dans sa nouvelle monture furent exaltants, rêve réalisé, griserie de la vitesse et des sensations (les plus belles qu'on puisse connaître habillé). Mais enfin, une automobile, même rustique et bien construite comme l'est l'Amilcar, a besoin d'un minimum d'entretien. Et vint alors l'heure de la vidange. Incertain quant à la qualité d'huile à verser dans le carter de la belle, le jeune homme frappa à la porte du facteur pour lui demander :

- Alors, pour l'Amilcar, quelle huile ?

- Quelle huile ? Mais la meilleure, voyons, la meilleure.

- Oui, mais encore ?

- Ecoute, petit. Moi, quand je vidangeais l'Aronde, je récupérais l'huile et c'était pour l'Amilcar.

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MG M

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Un cyclecar MG ? Mais voyons, ça n'a jamais existé ! Sans doute, mais dans l'esprit, cette petite auto est bien un cyclecar.

 En 1928, Cecil Kimber, patron de Morris Garages, se gratte la tête. Ses évolutions sportives sur base Morris dont la dernière en date, la 18/80 est certes une belle auto, mais elles se vendent peu. Et le concurrent Austin a sorti en 1923 une voiture naine, la Seven, qui elle se vend bien.

Il prend alors un chassis de Morris Minor, le déshabille pour l'équiper d'une caisse toilée 2 places très légère, affûte un peu le moteur de 750 cm3 et présente la MG M à l'Olympia Motor Show à la fin de l'année 1928. Il l'appelle la "Midget" (le Lutin).

Le succès est immédiat, consacré par une victoire en 1930 sur le circuit de Brooklands dans l'épreuve du Double Twelve : 2 fois 12 h de course.

Puis viendront la C, la J et la F, dernières MG de grande série équipées de "cycle wings" (ailes moto). Nous serons en 1933, et l'usine répondra alors au souhait d'un meilleur confort par les "swept wings" (ailes enveloppantes) mais continuera jusqu'en 1939 à produire ces voitures légères et alertes qui doivent beaucoup à la M.

 

MG M

 


Publié dans Galerie de cyclecars

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Amilcar CS

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Le CS est la première évolution sportive du modèle CC véritablement fabriquée en série, de 1923 à 1925. La cylindrée est portée à 1000 cm3, le calage de distribution est revu et la puissance atteint ainsi 25 cv. Le graissage est toujours par barbotage.  Avec le C4, il sera le dernier représentant de l'Amilcar "première génération" : suspension par ressorts quart-elliptiques, essieu avant non freiné, radiateur haut.

Son équipement de série, avec amortisseurs à friction, démarreur et éclairage lui fait dépasser les 350 kg, le classant non plus dans la catégorie "cyclecars", mais "voiturettes". Mais l'esprit reste... Il est en outre équipé d'un compte-tours, rendu nécessaire par la vivacité de son moteur.

Résolument plus sportif que le CC, il sera proposé en plusieurs types de carrosserie : pointe Bordino ou skif métal ou bois, ailes moto, gouttière ou "papillon". Il connaîtra un beau succès, puisqu'il sera fabriqué à 1400 exemplaires, dont malheureusement peu ont survécu. Malheureusement car le CS est une machine lègère, très agile et seulement limitée par le graissage à barbotage qui interdit les régimes supérieurs à 3500 t/min. Ceci dit, à ce régime, on dépasse les 100 km/h...

 

Amilcar CS

Publié dans Galerie de cyclecars

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