Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

18 articles avec histoires de cyclecaristes

Histoire de cyclecaristes : Die organisation !

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Ah, pour ça, nous sommes tous bien équipés pour trimballer nos cyclecars sur les lieux de leurs exploits : bonne voiture tractrice, robuste remorque-plateau, sangles et protections diverses pour le bébé, et le coffre de la tractrice pour huiles, eau, outils, chargeur de batterie, (et compresseur, poste à souder, étau pour les plus inquiets ou les plus prévoyants, selon).

Mais parfois, en débarquant au lieu du départ pour une virée, nous avons des surprises, comme un Renault Master équipé de rampes et qui embarque le tout : bébé, pilote, co-pilote et outils. Ou comme cette remorque entièrement fermée, profilée comme une caravane Airstream, décorée comme si elle appartenait à une écurie de course. Ou encore comme le camion Amilcar d'Euzen, que nous admirons tous quand en descend son CGSS, et pareil quand il y remonte sous l'action de son treuil électrique.

Mais là...

 

Der LKW (le camion en allemand), un flamboyant Mercedes-Benz

Der LKW (le camion en allemand), un flamboyant Mercedes-Benz

C'était début octobre dans le Sud-Est. Les Trapadelles organisaient leur Randonnée cyclecariste d'automne. Une vingtaine d'équipages étaient là pour une mémorable virée, dont trois allemands, avec trois très belles autos : Rally, BNC Monza et Amilcar C6. Ils étaient venus ensemble, dans ce camion. Reportage photo au moment d'embarquer pour le retour :

Sur deux rampes, on embarque d'abord le BNC

Sur deux rampes, on embarque d'abord le BNC

Puis, avec l'aide d'un vérin hydraulique, on le hisse au deuxième étage

Puis, avec l'aide d'un vérin hydraulique, on le hisse au deuxième étage

C'est le tour du C6...

C'est le tour du C6...

... qui vient se glisser au centimètre (toujours dans le calme) sous le BNC

... qui vient se glisser au centimètre (toujours dans le calme) sous le BNC

Pour finir par le dernier, le Rally, en marche arrière (quand on dit que c'est au centimètre...)

Pour finir par le dernier, le Rally, en marche arrière (quand on dit que c'est au centimètre...)

Et voili et voilà !

Et voili et voilà !

Et les trois monstres sacrés sont à l'abri, prêts à rentrer à la maison. Et surtout à repartir à la première occasion.

 

Au fait, vous avez remarqué : il n'y a pas, dans le camion, que des voitures et des bidons d'huile et d'eau... Mais une telle organisation, quand on a bien roulé, ça s'arrose ! 

Partager cet article

Repost 0

Histoire de cyclecaristes : contrôle routier de crise

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

C'était le week-end des Rameaux du côté de Cavalaire sur Mer, après une tonique matinée sur les petites routes du massif des Maures, un de ces jours où on oublie l'hiver, la crise et les temps si durs.


L'Amilcar avait enchaîné gaiement plusieurs cols, dont le dernier, le Canadel, sur les chapeaux de roue. Je croisais paisiblement après cet effort sur la corniche qui surplombe la mer quand deux motos, une BMW administrative et... une Harley me dépassèrent en trombe. Les motards (deux sur chaque monture) me firent signe de me garer sur une aire de stationnement.

 

 

- Papiers svp

- Qu'est-ce que j'ai fait ? Je roulais trop vite ?

- Papiers... on verra ensuite pour l'absence de plaque d'immatriculation à l'arrière


 

Controle routier

 

C'était donc ça ! La plaque avait dû se détacher dans une des épingles prises en glissade du train arrière. Sans descendre de la voiture, je tends les papiers tout en examinant le curieux équipage qui m'a arrêté : la Béhème, d'accord, et ils portent les chemises bleues réglementaires, mais la Harley, et ces uniformes camouflage, des stagiaires ricains venus dans le cadre d'un échange ?

 

Je comprends vite que les motards avaient surtout envie de voir l'Amilcar de plus près, alors l'atmosphère se détend, on bavarde. D'ailleurs, cyclecaristes et motards sont faits pour s'entendre. On bavarde et oui, lâche l'un des hommes à la chemise bleue, les temps sont durs, on rogne partout. Il faut multiplier les contrôles routiers mais la Gendarmerie est dépassée et devant l'ampleur de la tâche nous n'avons trouvé qu'une solution : la sous-traitance, l'externalisation comme ils disent. Ici, dans le Var, on a pensé que les Harley feraient l'affaire, alors on les forme à notre boulot.

 

Je ne pus retenir un petit sourire. Ni une pensée mutine : l'Etat est à la rue et les cyclecaristes et les motards, eux, sur la route.

 

- Enfin, bon, vous pouvez y aller. Pour votre plaque, on passe, mais régularisez au plus tôt, des fois que vous tombiez sur plus tatillons que nous.

 

Les stagiaires approuvèrent en silence. Je n'avais toujours pas bougé de l'Amilcar et je dus en descendre pour mettre en marche. Point mort, contact magnéto, un doigt pour remplir la cuve du Solex et...


- Fatche de... il va la démarrer à la manivelle !

- Eh oui, les temps sont durs, alors on économise l'électricité. Allez, avouez que vous aussi vous aimez bien démarrer au kick.

 

La réponse s'est perdue dans les rigolades, dans le vacarme de  l'Amilcar en échappement libre, dans le tonnerre du bi-cylindre de la Harley, le ron-ron de la Béhème et tout le monde a repris la route.

 

En contrebas, les poissons rigolaient aussi et sautaient ventre à l'air à la surface bleue de la Méditerranée, une crise de fou rire.


 


 



Partager cet article

Repost 0

Document : la Brescia des apiculteurs

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

Chinée sur une brocante, voici une étonnante photo.

 

On y reconnaît une Bugatti Brescia, modèle 1925, vraisemblablement neuve ou presque. Les personnages, leur tenue, leur couvre-chef surtout, sont plus énigmatiques. Seul le radiateur, au faisceau en nid d'abeilles, fournit un premier indice. Au verso, quelques mots à la plume : "près de Paillherols (Cantal) avril 1926".

 

Il fallut une enquête sur place, minutieuse et photo en main, en recoupant les témoignages, pour résoudre l'énigme.

 

La clé de cette énigme fut donnée par le très passionné Directeur des Hautes Etudes Apicoles d'Aurillac. Les hauts plateaux qui dominent à l'Est la vallée de la Cère sont si riches en flore que de nombreuses ruches y ont été installées dès le début du 18e siècle. Au 19e, progrès oblige, l'activité de l'apiculture n'a cessé de s'y développer, au point qu'au début du 20e le miel coulait à flots, devenant source intarissable de fortune.

 

Assez en tous cas pour se payer, avec la satisfaction affichée par ces heureux apiculteurs, une Bugatti neuve, utilitaire de luxe pour aller relever leurs cadres (de ruche).

 

Heureuse trouvaille, heureux temps, heureux mois d'avril.

 

Post-scriptum : ne courrez pas chercher la Bugatti dans quelque grange du côté de Pailherols, elle n'y est plus depuis longtemps. Cependant, la flore y est toujours aussi riche, et il reste encore quelques ruches d'époque, en bon état d'origine.

 

Apiculteurs

 


Partager cet article

Repost 0

L'hiver est doux : sortons les voitures !

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

On dit qu'un des effets du changement climatique, dans nos latitudes, est la douceur des hivers.

 

Profitons-en (en oubliant sa contrepartie, les étés t'humides) et sortons les voitures. On se couvre bien, et alors quel régal de prendre l'air sur des routes désertes en faisant rugir les moteurs sans avoir à surveiller le thermomètre d'eau.

 

Puis on s'arrête pour guetter un peu de lumière et savourer le tout : le calme, la brume, les autos pas à la peine et l'hiver.

 

La photo est ancienne, un peu floue. Le plaisir, lui, n'est ni flou, ni ancien. Il est un petit plaisir d'hiver.

 

Hiver en cyclecar

 


 


Partager cet article

Repost 0

La panne au bord de la route et le pot de rillettes

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

Elle est rare, heureusement, mais face à l'ignominieuse panne au bord de la route, les cyclecaristes sont partagés à parts égales entre deux écoles. On pourrait appeler la première "Roulons Toujours, On Verra Bien" et la deuxième "J'ai Pris Ca, Au Cas Où"


Les adeptes de la première partent avec pour tout outillage une clé de 11, une de 17 et un rouleau de fil de fer (et de quoi le couper, quand même). Les disciples de la deuxième embarquent 20 kg de pièces et d'outils. Davantage, certains en prennent encore davantage, dites-vous, vraiment ? Des poids et des noms...


Pour réconcilier ces deux écoles, un matin que deux de leurs adeptes-disciples respectifs argumentaient au casse-croûte autour d'un pot de rillettes et de quelques bouteilles de Chinon, un sage qui passait par là, davantage attiré d'ailleurs par le pot que par la conversation, lâcha ce mot définitif :

- De toutes façons, une loi statistique dit que c'est toujours la pièce que tu n'as pas qui casse.

- Ah, tu vois, dit l'adepte de la première école au disciple de la deuxième, tu te charges pour rien.

- Objection, répliqua le sage, une pointe de malice dans le regard. Si tu lis bien la loi, elle dit que la pièce que tu as prise ne cassera pas, ce dont tu peux facilement déduire que plus tu en prends, moins tu en casseras, et donc moins tu tomberas en panne.


Il fallut bien une dernière tartine pour méditer sereinement la leçon et pour en conclure fraternellement que les pannes ne devraient pas exister, pour commencer, et que d'ailleurs il était temps de reprendre la route car le pot de rillettes était raclé.

Partager cet article

Repost 0

Toutes options...

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Toutes options pour cette Amilcar C4. On peut détailler le Captain Chair confortable, le pack mobilité avec radio, TV et téléphone de bord, le coffre d'appoint, l'astucieux auvent-parasol, l'éclairage puissant indépendant de l'état de la batterie, le très sérieux dispositf anti-incendie.

 

C'est le week-end dernier au Festival des Vieilles Mécaniques de Cazals-Moncléra dans le Lot (superbe manifestation soit dit plus qu'en passant), que cette auto était visible... et les auteurs du gag aussi. Bien connus des services cyclecaristes (pour des faits habituellement moins facétieux), ils venaient juste de remettre cette authentique Amilcar 6 cv sur la route, avant qu'elle soit équipée d'une caisse un peu plus conforme.

 

Amilcar C4 Toutes Options

Partager cet article

Repost 0

Histoires de cyclecaristes : la miraculée de Lourdes

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

Avez-vous remarqué ? : nos autos ont traversé le temps, finalement sans grand dommage puisqu'elles roulent toujours, mais jamais sans une modif', ou vingt, ou trente ou... 


Il y en a de voulues et d'autres forcées. Trois tours de shatterton autour d'un fil de bougie qui avait fondu à fréquenter de trop près la culasse (c'était quand, déjà ?), un bout de fil de fer qui avait remplacé une goupille de tringle de gaz quelque part dans les Alpilles, et ce condensateur moderne greffé sur la Scintilla au bord de la route, pas très beau, mais la passagère, elle, avait retrouvé son beau sourire, alors il y est encore. Marqueurs du temps (heureux).


Puisqu'on parle de magnéto, Bernard en avait eu plus qu'assez des caprices de la sienne et s'était résolu à la remplacer par un allumeur. L'opération étant déjà assez compliquée en elle-même, il avait laissé en place la volumineuse bride. Or, celle-ci étant beaucoup trop large et haute pour le nouveau dispositif et par ailleurs plutôt esthétique, il avait confectionné une cale en contreplaqué qui faisait parfaitement l'affaire. En tous cas provisoirement, mais qu'est ce qui n'est pas provisoire ?

 

S'écoulèrent alors de joyeux jours de joyeux cyclecariste jusqu'à une virée dans les Pyrénées où la cale décida de partir en morceaux et de rendre son âme à... on ne sait qui, mais on sait que c'était à Lourdes. Au déjeuner, hasard, le voisin de Bernard n'est autre que le Père Patrick, responsable de la maintenance du site marial. Il compatit en bon chrétien aux déboires de notre cyclecariste mais mieux encore, téléphone au menuisier de son équipe. Vite fait, un dessin, des côtes sur un coin de nappe, et en presque moins de temps qu'il ne faut pour le dire la nouvelle cale, en frêne massif celle-là, est en place.

 

Et elle y est toujours.

 

Quant à la voiture, elle a sans doute eu plusieurs noms, mais elle a trouvé le dernier ce jour-là en reprenant la route et elle l'a pour longtemps encore  : la miraculée de Lourdes.



La cale

 


 

Partager cet article

Repost 0

Histoires de cyclecaristes : Saga, c'est...

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Le printemps était venu et avec lui le terme de l'hibernation.


Enfin, hibernation pour l'Amilcar seulement, pas pour son propriétaire qui s'était gelé tout l'hiver ou presque dans son garage à travailler sur la belle (sans la réveiller). Sur un coin de l'établi, la liste des travaux : elle avait du mal à tenir, même écrit serré, sur trois pages de cahier. A la fin de l'hiver toutes les lignes étaient rayées, le printemps était là et la route ouverte.


Ce printemps-là tombait bien, un Dimanche. Niveaux, dernières menues vérifications, rituel de la remise en route, on appelle l'essence, ça gicle comme il faut, mais la magnéto Saga, refaite à l'automne, va-t-elle donner ? Ca toussote un peu, deux cylindres, puis trois, puis quatre et ça sonne bien clair, ouf ! Première, seconde, prise directe et ça roule.


Quel délice que celui des premiers tours de roue du printemps. De l'auto ou de la nature, on ne sait quoi regarder, et écouter, et sentir. Dix kilomètres et l'auto est en température et tout fonctionne. Le calage de la magnéto, toujours délicat, semble parfait. Il faudra bien donner un peu plus de garde à l'embrayage, serrer un poil le papillon de la tringle de frein gauche, revoir l'alignement du capot qui bat, déposer la montre et la secouer un peu pour qu'elle démarre elle aussi. Des broutilles. Mais avant, il faudra d'abord penser à voter car c'est un Dimanche d'élections. D'ailleurs, la matinée est bien avancée, le poulet doit être au four et il faut rentrer.


Un petit village, la rue principale, la Mairie, les citoyens qui en sortent après avoir accompli leur devoir de citoyen, et sourires, signes de la main et acclamations pour la trapadelle qui passe sur un filet de gaz et qu'on suit du regard.


Las ! Deux cent mètres plus loin, une terrible déflagration secoue l'air et le moteur s'arrête net. Capot ouvert, quelques tours de manivelle : pas d'étincelle aux bougies, c'est bien la magnéto.


Saga. Refaite.


Quelques villageois, déjà tirés de leur routine par le passage aux urnes, accourent observer avec curiosité le si petit moteur qui a causé un tel émoi. En silence, ils assisteront en prime au remplacement de la Saga par une SEV de rechange précautionneusement embarquée dans la pointe. On la calera approximativement,  le moteur parlera de nouveau, les villageois aussi, l'Amilcar reprendra la route sous les acclamations et chacun pourra alors rentrer chez soi car les poulets, eux, rôtissaient et n'allaient pas tarder à être prêts.


C'était la deuxième panne sur cette magnéto-là. A la première, le bloc rupteur s'était dévissé de son support, un ami avait soufflé : "Saga, c'est plus fort que toi" et on avait bien ri. Cette fois, c'est le crayon qui avait cassé net, désorganisant le fameux cycle à quatre temps. Mais ce crayon-là est pardonné : il avait écrit une histoire drôle et le poulet dominical n'était même pas sec.

 

Epilogue : c'est un bel objet que cette Saga, patinée comme il faut. Elle trône maintenant en bonne place dans le garage, sur une étagère. Un de ces jours, il faudra lui trouver une belle cloche en verre et la monter sur un socle orné d'une plaque en laiton poli qui dira : "Saga, c'est plus fort que toi".

 


 

Partager cet article

Repost 0

Limitations de vitesse : un involontaire précurseur

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

On veut encore limiter la vitesse, les radars pullulent et ils ne sont même plus annoncés ?

 

Nous avons la solution.

 

Jacques venait d'achever le remontage de son Amilcar, tout avait été révisé, le moteur avait déjà tourné au banc et le grand jour, celui des premiers kilomètres, est arrivé. Mais, première enclenchée, surprise, la voiture reculait. Pareil en seconde, et il n'a même pas cherché la troisième. Il a alors engagé la marche arrière (en haut à gauche), juste pour s'assurer de la pertinence de l'hypothèse qu'il commençait à formuler... et la voiture s'est enfin mise à avancer.


L'hypothèse pertinente, c'était que quelque chose avait été monté à l'envers, quelque chose qui donnait 3 vitesses arrière et 1 avant. Quoi ? Les mécanos auront compris, mais, finalement, nous ne donnerons pas la solution, des fois que l'un ou l'autre soit tenté de débouler à 100 à l'heure devant un radar, pointe en avant à fond de troisième... arrière.

Partager cet article

Repost 0

Histoires de cyclecaristes : la Quadrillette et les enturbannés

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

L'été 2003, la canicule, vous vous souvenez ?


Il y avait cette année-là un rassemblement de cyclecars en Vendée. Quelle chaleur sur ces routes droites, dès le matin. Tout était brûlant, la route, les sièges, les joncs de caisse en alu, les volants même. Sur le bitume fondant, au-dessus des mirages, flottait la vapeur d'eau qui s'échappait des radiateurs. "Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois que le soleil qui poudroie..." Mais de l'herbe qui verdoie, que nenni.


Le soir, tout le monde est rentré rincé. Enfin, pas tout à fait tout le monde, car manquait à l'appel une paire de citoyens de sa Très Gracieuse Majesté.


- Qui ça ?

- Les Anglais avec la Quadrillette, ils ont eu un accident.

 

Consternation, on cherche des nouvelles, on ne sait pas trop, ils sont à l'hôpital.


Une paire d'Anglais ? Une Quadrillette ? Tiens, ça me dit quelque chose. L'année d'avant, dans les Monts du Lyonnais, nous avions été plusieurs à nous arrêter au bord de la route à côté d'une Quadrillette abandonnée, de guingois sur trois roues, pour finir par apercevoir, dans les herbes déjà hautes, notre paire en train de chercher dans la prairie... la quatrième roue échappée.


- Ce sont eux ?


Quelques nouvelles arrivent, plus rassurantes. Oui, ce sont bien eux, ils sont secoués mais sains et saufs. Il paraît qu'ils avaient un peu soif à midi (il a fait chaud, hein ?), qu'ils sont partis guillerets après l'avoir copieusement étanchée, jusqu'à trouver sur leur route, en plein bocage, un tracteur qui sortait d'un champ. La Quadrillette Peugeot ayant beaucoup de qualités mais peut-être un certain manque de stabilité dans les cas d'urgence, tout cela s'est terminé par un béret. Et notre paire d'Anglais dans les prés, once again. Les Anglais adorent le jardinage, c'est bien connu.

 

Mais sains et saufs, c'était bien le principal. Rassurés, nous sommes passés à table. Nous avions à peine entamé l'entrée quand le silence se fit : ils étaient de nouveau parmi nous, nos Anglais. Enturbannés tous les deux, un bras en écharpe pour l'un, un bandage sur la jambe pour l'autre. Standing ovation.


- Merci, merci

- Et la Quadrillette ?  

- Probablement détruite, mais maintenant, je crois que nous avons un peu soif".

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>