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6 articles avec la route des saveurs

La Route des Saveurs 2017 : Txacolino et Cogote de Merluzza (traduction plus loin)

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

Le Pays Basque ? Ah oui, on connaît.

Si bien que cela ? Et le côté espagnol ? Beaucoup moins évidemment, et c'était la destination de cette Route des Saveurs. L'équipe d'organisation béarno-landaise nous avait trouvé dans la bourgade de Zestoa (province de Guipuzcoa) un hôtel balnéaire du début du siècle dernier, construit dans un grand parc boisé, qui serait notre base.

Ultimes préparatifs sur les voitures, et on prend la route.

 

Acrobaties pour démarrer la Simca-Gordini (clé de contact égarée)

Acrobaties pour démarrer la Simca-Gordini (clé de contact égarée)

Plaque et parapluie en place, on peut rouler (le parapluie restera dans sa housse)

Plaque et parapluie en place, on peut rouler (le parapluie restera dans sa housse)

Après une première après-midi de mise en train plutôt sportive, l'accueil pour la soirée à Zestoa sera chaleureux, c'est le moins qu'on puisse dire. Les voitures sont rangées au centre du bourg pour la soirée.

Le Txacolino est un vin blanc effervescent local, et il nous sera servi dans la salle d'honneur de la Mairie avant le dîner, lui aussi offert par la Municipalité.

Bleu, blanc, rouge sur le fronton de pelote de Zestoa

Bleu, blanc, rouge sur le fronton de pelote de Zestoa

La journée de Samedi sera sportive. La région est montagneuse, les pentes et les vallées alternent, et avec elles les petites routes sinueuses et les portions plus rapides. Un casse-croûte basque nous attendra dans la matinée.

Heureux de prendre l'air du matin à Leitza : "Le casse-croûte, c'est la première à gauche"

Heureux de prendre l'air du matin à Leitza : "Le casse-croûte, c'est la première à gauche"

Encore quelques routes sinueuses où les cyclecars, agiles comme des cabris, s'avèreront les engins idéaux pour cet exercice, et il sera l'heure (espagnole) du déjeuner dans une cidrerie.

Alors, Cogotte de merluzza ? Quel trait de génie de la cuisine simple mais savoureuse ! Du merlu, on va utiliser la tête et une portion du dos, fendues, cuites au four avec huile d'olive, aromates et ail frit, et déguster avec quelques rasades de cidre. Parfait !

A table à la Sidreria Petritegi

A table à la Sidreria Petritegi

Un peu plus loin, on s'arrêtera pour la visite d'une forge ancienne.

A la forge de Burdin Harana

A la forge de Burdin Harana

Encore des routes de montagne, certaines cassantes, et nous trouverons au retour de belles portions dans la vallée.

Passage éclair de deux avant-guerre

Passage éclair de deux avant-guerre

Pas loin, la jolie Karman-Ghia

Pas loin, la jolie Karman-Ghia

Après une dernière soirée dans la station balnéaire de Zarautz, nous rentrerons à notre base sous la lune.

La matinée du Dimanche sera plus nonchalante et nous profiterons de la route côtière et de belles vues sur l'Océan.

La Route des Saveurs 2017 : Txacolino et Cogote de Merluzza (traduction plus loin)

Nous serons de retour à Zestoa pour la clôture de ce week-end, de nouveau accueillis par la Maire, et de nouveau si chaleureusement. Voilà un pays où l'on sait recevoir. Nous reviendrons, c'est sûr.

Le Dimanche soir, les chevaux ont retrouvé le calme de leurs montagnes.

Chevaux Potiok

Chevaux Potiok

Publié dans La Route des Saveurs

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La Route des Saveurs 2016

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Le moulin à vent de Cucugnan

Le moulin à vent de Cucugnan

Depuis la première édition en 2011, la Route des Saveurs est une sortie de deux jours qui nous fait découvrir paysages variés et jolies routes de notre Sud, tout en régalant nos palais et nos papilles de trouvailles gustatives.

Cette année, nous avons parcouru le Pays Cathare au départ de Saint-Félix de Lauragais, où se tint en 1167 un des conciles fondateurs de cette église.

A l'Auberge du Poids Public nous attendait un "petit-déjeuner" à la manière de Claude Taffarello : ici, pas de croissants et de pains au raisins décongelés, mais saumon mariné, melsat, verrine de boudin aux pommes, fromages sur toasts, fruits frais, j'en oublie. Après telle dégustation, on peut imaginer avec quelle allégresse les 24 équipages ont mis cap au Sud, d'autant que le soleil était là en dépit de prévisions météo mitigées. Parmi les nouvelles venues, un très élégant coach Delahaye 135, petits-enfants à l'arrière, une alerte berlinette Alpine V85 jaune citron venue en voisine du Tarn et une pimpante Simca-Facel Plein Ciel dans une seyante livrée rouge et crème.  Et ne fallait pas traîner car nous avions un train à prendre 136 km plus loin, dans l'Aude.

Un train ? C'est d'Axat que part le Train Rouge, cette rame nostalgique qui traversant tunnels, gorges et vignes conduit vers les confins de la Catalogne. Evidemment, ça va moins vite que le matin mais l'apéro est vite là, et, surprise, le repas sera servi sur les rails. Cette fois, c'est Jean-Luc Bernat qui est aux fourneaux. Après un intransigeant contrôle d'accés assuré par notre agent dûment mandaté Bergé (sécurité des transports oblige, bien que nous soyons loin de la Gare du Nord), l'organisation des Décoiffés a été déployée pour l'occasion, dont un groupe électrogène pour alimenter frigo, plancha et friteuse et quant au service, il est assuré par des membres de l'Asso. Et défilent alors, en même temps que les paysages, amuse-bouche, canapés, tians de légumes, foie gras poêlé, beignets de crevettes, brochettes et desserts. 

A la descente du train, le ciel s'est assombri et c'est sous un soudain déluge que s'étire le groupe  entre Axat et Bugarach, pour retrouver le soleil à Rennes Les Bains. L'étape du soir à Quillan ne sera alors plus très loin. Là, nouvelle surprise, c'est un original et savoureux buffet asiatique qui nous attendra pour l'apéritif, pas arrosé d'eau cette fois, mais de Blanquette de Limoux et de Chardonnay d'Oc. Et il y aura encore le dîner...

Dimanche, l'atmosphère fraîche et encore un peu humide sera bonne pour les carburations. Certains, dans les Gorges de l'Aude, ne s'en priveront pas. De toutes façons, il faut être à l'heure à Cucugnan pour... le pain tout chaud sorti du four remis à chaque équipage avec une saucisse sèche locale. Finalement, tout le monde sera à l'heure, ce qui laissera du temps pour découvrir le village, ses vues sur la vallée et le moulin à vent magnifiquement restauré et fonctionnel (comme nos autos...).

Et quelles belles routes sauvages ensuite dans une nature encore préservée, au milieu des genêts en fleur, à l'ombre des chênes verts et le long des prairies, jusqu'à Limoux ou nous déjeunerons délicieusement sous les hauts plafonds lambrissés de l'Hôtel Moderne et Pigeon (ça ne s'invente pas). Il restera encore une soixantaine de kilomètres sous le soleil, dans les vignes, entre les platanes et le long du Canal du midi, pour rejoindre le point de départ de Saint-Félix. Et c'est avec le goût simple d'une rafraîchissante limonade maison, prise sur la terrasse ensoleillée de l'Auberge du Poids Public, que se terminera cette très réussie Route des Saveurs.

Ah oui, au fait... pas de photos de ce week-end : entre la fourchette à la main et l'accélérateur sous le pied, nos photographes habituels ont été bien occupés. Mais il y a quand même un petit film, et c'est ici :

http://www.dailymotion.com/video/x4ilzgy

 

 

 

 

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La Route des Saveurs, millésime 2015

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Route, saveurs, deux mots qui vont bien ensemble car quand on aime la voiture ancienne, on ne peut qu'aimer aussi les lieux pittoresques et les bonnes tables.

L'Aveyron était de nouveau notre destination cette année les 13 et 14 juin, sur un parcours très différent avec pour thème le Pays de Roquefort. Un point commun tout de même, le casse-croûte chaud du premier jour, toujours préparé avec imagination et talent par l'ami Taffarello.

140 km de route plus loin, la ferme de La Lauzière, qui produit du lait de brebis pour le plus célèbre des fromages d'Aveyron, nous attendait pour le déjeuner.

Campagne, tracteur Deutz, moto Peugeot et apéro à La Lauzière

Campagne, tracteur Deutz, moto Peugeot et apéro à La Lauzière

Encore 30 km plus loin, les voitures étaient garées pour une bienvenue marche digestive à la découverte du village de Brousse-Le-Château, sous le soleil.

Le site escarpé de Brousse-Le Château

Le site escarpé de Brousse-Le Château

Il ne restait plus qu'à remonter la vallée du Tarn en suivant ses méandres, par Le Truel, Saint-Rome, Peyre, pour atteindre l'étape du soir à Millau (avec une petite faim).

Les Gorges de la Dourbie étaient pour notre matinée du Dimanche, puis une somptueuse route sur le Causse du Larzac (désolés, pas de photos car nous avons essuyé quelques grains), pour rejoindre un autre site remarquable, celui de Roquefort. La visite des caves est toujours un ravissement, et la dégustation de ce petit miracle de fromage toujours un enchantement.

La route de nouveau pour aller déjeuner, quand même. Et une éclaircie pour quelques photos de quelques unes des 19 savoureuses voitures qui composaient le plateau :

Sereine, la 504 Cabriolet V6

Sereine, la 504 Cabriolet V6

Tous feux, tout flamme, la Ferrari 328 GTS

Tous feux, tout flamme, la Ferrari 328 GTS

Porsche 356 SC, quelle classe...

Porsche 356 SC, quelle classe...

Aston-Martin DB V8 Volante : luxe, calme et volupté

Aston-Martin DB V8 Volante : luxe, calme et volupté

Et une ancienne : la tonique barquette Simca-Gordini

Et une ancienne : la tonique barquette Simca-Gordini

La halte suivante sera chez Carrayon à Saint-Sernin sur Rance :

- Encore un peu de Roquefort ?

- Avec plaisir, mais le dernier alors, pour la route (du retour).

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La Route des Saveurs 2013

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

Notre rendez-vous de fin d'été était la Route des Saveurs, les 14 et 15 septembre derniers. 27 équipages étaient au départ de Labège en banlieue toulousaine pour une balade entre Garonne, Gers, Save et Baïse.

 

Evidemment, le premier arrêt fut pour le très attendu casse-croûte de 9 h, préparé comme à l'accoutumée par Claude Taffarello, servi dans le soleil, et cette fois au bord du Canal du Midi. 

 

Saveurs 2013a

 

Un casse-croûte où il fallait choisir entre le boudin aux pommes, l'andouillette à la plancha, la tortilla, les fruits frais, ... ou ne pas choisir pour goûter à tout. L'Alpine, comme tous, s'en lèche encore les babines.

 

Saveurs 2013b

 

Mais il faut rouler maintenant pour les 130 km qui nous séparent du prochain arrêt en Tarn et Garonne. La route défile dans les côteaux et dans la lumière matinale, comme sous les roues de ces deux Jaguar XK.


Saveurs 2013c

 

A Bardigues, un étonnant et savoureux déjeuner nous attend sur la terrasse ombragée de l'Auberge.

 

Saveurs 2013d

 

Qu'est-ce ? Sur un lit de légumes de terre (carottes jaunes, panais, betteraves) braisés, un filet de pintade fermière sous sa croûte de noix écrasées. C'était le plat. L'entrée avait déjà placé la barre très haut, et le dessert fut à l'avenant. Ca s'appelle la Route des Saveurs, et ce n'est pas pour rien.

 

A quelques kilomètres de là, une halte digestive nous permet de parcourir à pied le bourg d'Auvillar, saveur de la promenade autour de la halle, dans le village, son musée de la batellerie et sur la terrasse qui domine la Garonne.

 

Saveurs 2013e

 

Encore une trentaine de kilomètres et nous étions à l'étape du soir à Lectoure. L'Hôtel de Bastard nous ouvrait sa table, son bar et ses grandes chambres à plafonds hauts et volets à l'ancienne. Même la pluie a eu le tact de ne tomber que la nuit.

 

Grand beau temps de nouveau le matin, et on enroule encore dans les côteaux...

 

Saveurs 2013f

 

... avant de retrouver les routes du Lauragais et leurs somptueux platanes.

 

Saveurs 2013g

 

La clôture sera à l'Auberge du Poids Public à Saint-Félix où notre talentueux chef nous servira une délicieuse suite de saveurs de poissons de rivière, dont un splendide sandre rôti.

 

Merci à Georges et Maé pour la préparation de cette route de presque 400 km, si savoureuse.

 

Merci aussi aux photographes qui ont pris ces belles images.

 

La prochaine ? Rendez-vous en juin 2014.

Publié dans La Route des Saveurs

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La Route des Saveurs, millésime 2012

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

 

La Route des Saveurs est notre rendez-vous annuel gastronomique. Mais chez les Décoiffés, pas de "rallye touristique" de 40 km pour passer ensuite trois heures à table et rentrer à la maison. Ici, on déguste, mais surtout on roule. A preuve, au programme cette année, 250 km le Samedi et 150 le Dimanche. Depuis le Lauragais, direction les Monts de Lacaune, et pas par la route la plus directe.

 

C'est parti, toutes les pressions sont bonnes, pneus, huile, et atmosphérique : il fait beau, et même très beau et on roule dans le matin.


Saveurs sur la route

 

Une heure et demi plus tard, on s'arrête aux Camazes, au pied de l'incroyable ouvrage d'art à la Vauban construit là par Paul Riquet pour faire passer sous la route une des "rigoles" qui alimentait son Canal du Midi. Nous, nous rigolons bien et sommes alimentés par l'ami Taffarello qui nous a préparé un "petit casse-croûte". La décence oblige à ne  pas citer tout ce qui nous attend sous les arbres et devant les planchas en batterie, mais enfin, il y a des petites saucisses de couenne de Revel, du boudin noir aux pommes, du melsat, du fromage de brebis, des tranches de pastèque, quelques brioches citronnées...

 

Saveurs Les Camazes

 

Nous sommes au pied de la Montagne Noire, et, ainsi lestés, nous gravirons gaillardement ses pentes. Avec quelques arrêts quand même, au fil de la route, pour humer les senteurs de l'été, goûter au parfum des herbes mûres, à la robe mauve des digitales, au silence et à la saveur du tout.

 

Saveurs MG

 

De la montagne, il faut bien descendre, et ce sera vers l'Hérault. Dans les très spectaculaires gorges de la Cesse nous retrouverons la chaleur du Midi et à Minerve, pour le déjeuner, la fraîcheur de l'Auberge Chantovent. Il n'y aura pas de vent, mais nous chanterons quand même. Au redémarrage, 150 km au compteur et il en reste encore 100 à parcourir avant le soir. Descendre sur Saint-Pons de Thomières est facile (easy pour les Anglaises), mais remonter ensuite par la longue côte, en plein cagnard, l'est moins (pour tout le monde) et il faudra ménager les mécaniques. Mais une fois en haut, l'air sera plus frais, la route de nouveau ombragée serpentera entre les lacs du plateau, notre étape de Lacaune se profilera et quand nous y serons, nous à l'historique Relais Fusiès et nos autos qui viendront se garer une à une dans le gymnase du bourg, tous pourrons souffler pour la nuit.

 

Saveurs Lacaune

 

 Un Gymnase pour des sportives, pas mal, non ?


 Le Dimanche matin, après un tour des stands gourmands de la Fête de la Charcuterie, la route du retour sera ouverte. Elle sera toujours ensoleillée, et cette fois elle descendra. Et certains en profiteront pour ouvrir en grand. Galerie :

 

Saveurs MGB

 MG B

 

Saveurs Austin-Healey

Austin-Healey 3000

 

Saveurs Austin-Healey MG

Une autre Austin-Healey (100/6) et une autre MGB

 

Saveurs Jaguar XK

Deux Jaguar XK, une 140 et une 150, en tandem British Racing Green

 

Saveurs Bug

Une Bug, bien à plat en appui

 

Saveurs Rally

 Et le Rally présidentiel qui bondit de plaisir


A l'arrivée, à l'Auberge du Poids Public de Saint-Félix de Lauragais, le chef nous a préparé un déjeuner de clôture où le champignon est roi, des girolles aimablement sautées à la tête de cèpe farcie pour finir par une audacieuse "daube" de veau aux pleurotes revisitée. Indécent encore ? Oui, c'est vrai, c'est vrai, j'oubliais, mais c'était tellement bon.

 

Dans le soleil, photo souvenir du groupe au moment de se séparer.

 

Saveurs Poids Public

 

Bravo aux pilotes pour l'état mécanique irréprochable des voitures (zéro panne), et mention spéciale aux avant-guerre qui ont tenu la dragée haute aux jeunettes.


Saveurs cyclecars

 

A l'année prochaine, on recommencera, c'est sûr !    


 


Publié dans La Route des Saveurs

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La Route des Saveurs en Lauragais

Publié le par lesdecoiffes.over-blog.com

Les Décoiffés étaient de nouveau de sortie pour le week-end de la Saint-Jean. Si quelques irréductibles étaient là avec leur cyclecar, d'autres goûtaient pour l'occasion au plaisir de rouler avec une jeunette (automobile bien sûr). Le plateau était donc varié : Bugatti 35 et Rally pour les cyclecars, et pour les jeunettes Delahaye 135, Jaguar XK 150, Facel Vega Facellia, MG TD, B, GT, Triumph TR4, Porsche 356 et 912 Targa, Mercedes 190 et 300, Peugeot 304 et 504, VW Karmann-Ghia.


BriefingBriefing

 

Briefing à Baziège, petit déjeuner offert par cette commune qui accueille le siège social des Décoiffés, et direction la Montagne Noire par les ondulantes crêtes du Lauragais : le soleil en face, le ciel tout bleu au-dessus et la somptueuse chaîne des Pyrénées sur la droite, c'est parti !

 

Un peu plus d'une heure de route et nous sommes au bassin du Lampy. C'est un des réservoirs que Paul Riquet avait conçu pour alimenter le canal du Midi. Et c'est là  que Claude Taffarello a préparé le casse-croûte pour nous alimenter... et comment ! Des détails ? Attention, ça va friser l'indécence : jambon braisé caramélisé, tartines de haricots écrasés, fromage du coin, tarte aux pommes et vin de Cabardès, nous avons ouvert le ban et nous dégustons l'heure, l'assiette et la lumière du Solstice sous les hêtres.

 

Casse-croute

 Casse-croûte au Lampy


Le soleil monte, nous montons aussi jusqu'au Pas del Sant pour y trouver la fraîcheur avant de redescendre côté Tarn. Quelque part entre Lautrec et Réalmont, sur la commune de Vénès, se trouve un jardin extraordinaire, un jardin des saveurs. Corine et Eric l'ont nommé La Lorien et ils y cultivent et y accommodent fleurs et plantes gastronomiques et médicinales.

 

Les Secrets Gourmands à Réalmont sont de leurs clients. On y déguste aussi le pigeonneau du Mont-Royal, cuit rosé. L'élevage est si proche que nous y faisons un saut après le déjeuner. Il fait chaud, les pigeons feraient bien la sieste mais roucoulent et virevoltent pour nous.

 

Pigeon vole

 Pigeon vole

 

Des pigeonniers, il y en aura bien d'autres sur notre route, 19 exactement, et tous différents. Les autos auront un peu chaud, raison de plus pour s'arrêter, les détailler et prendre une photo.

 

Pigeonnier

Delaye, Rally et pigeonnier dans l'été

 

Le soir ? Un cassoulet bien sûr, et de tradition bien sûr ! On dit qu'il faut quand il gratine en casser la croûte sept fois avant de le servir : depuis le matin nous sommes sur la bonne voie. Mais, ce soir, on va peut-être faire une pause.


 

Dimanche matin. Dans le Lauragais, on aime bien aller se promener le Dimanche matin le long du Canal du Midi sur ses chemins de halage. Nous ne manquerons pas de goûter à la fraîche saveur de ce plaisir.

 

A l'ombre

A l'ombre

 

D'ailleurs, ça tombe bien : la poterie Not, qui fabrique artisanalement les plats à cassoulet en terre émaillée, est justement installée en bordure du Canal. On leur rend visite, on les regarde faire pendant que les autos stationnent à l'ombre des platanes. On prend aussi le temps de jeter un œil gourmand sur l'intérieur de la Facellia...

 

Facellia

Facellia

 

On continue sur le bord du Canal et Castelnaudary est déjà là, alors on regroupe les voitures pour une dernière photo sous l'ombre verte des platanes et du Canal.

 

Canal

Encore un peu de canal...

 

Puis ce sera le dernier bout de route, en plein soleil cette fois jusqu'à Saint-Félix de Lauragais.

 

Ca s'appelle l'Auberge du Poids Public, et ces gens-là sont capables de confire une aubergine quatre heures, de farcir un couple de fleurs de courgette à la ricotta et au basilic et de nous estoquer en nous servant une religieuse... à la violette (de Toulouse).

 

On rentrera en prenant encore une bonne ration de soleil (en cherchant quand même les routes bordées de platanes) et en se disant que, décidément, dans nos autos, les jours ont vraiment une autre saveur.


Publié dans La Route des Saveurs

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